Modes d’hébergement du cheval : les points de vigilance.


Le confinement a soulevé chez les cavaliers des questions concernant les conditions de vie de leurs fidèles compagnons. 

Il ne s’agit pas ici de faire le plaidoyer de l’un et le procès de l’autre mais d’identifier les points importants qui permettent de déterminer le bien-être du cheval selon son mode de vie. Nous prendrons ici les deux options les plus éloignées l’une de l’autre : la vie au pré et la vie au box. Bien évidemment il existe de nombreuses formules permettant de faire de bons compromis comme les formules pré-box ou box-paddock.

Le cheval au pré

Il ne s’agit pas de « jeter » son cheval dans un bout de terrain en pensant qu’il aura toujours une touffe d’herbe pour se nourrir et de quoi marcher.

  • Espace : Chaque cheval doit disposer de suffisamment d’espace pour bouger et se coucher dans une position normale de repos. Un cheval dominé doit pouvoir s’enfuir en cas de conflits et s’isoler au besoin.
  • Congénères : Le pré est le lieu idéal pour favoriser les interactions sociales, par groupes de 2 à 10 individus compatibles.
  • Ressources : Entretien minutieux des pâtures pour maintenir une qualité et une quantité suffisante de nourriture.
  • Aire d’alimentation : en France il est nécessaire de compléter avec du fourrage. Des râteliers, en nombre suffisant, en bon état peuvent être installés à différents endroits pour favoriser le déplacement des chevaux et un espace suffisant à chacun.
  • Abri et zones propres stabilisées : les chevaux apprécient pouvoir se mettre sous un abri pour se protéger des conditions météorologiques (vent,pluie,chaleur) et une zone propre sans boue. Le volume de l’abri (10 à 12m2 par cheval) doit être adapté au nombre de chevaux et la hauteur adaptée à leur taille. 
  • Clôtures : visibles, électrifiées et si possible fixes. SANS barbelés. Inspection régulière.
  • Surveillance : elle doit être quotidienne, renforcée lorsque les températures sont <0 >30•, 

Les risques de blessures augmentent lorsque les chevaux sont en surpopulation dans un paddock ou s’il y a concurrence sur les ressources. 

Le cheval au box

La gestion et la surveillance est souvent facilitée lorsque le cheval est en box. Mais c’est donc un environnement assez éloigné de l’environnement naturel du cheval. En box, les chevaux risquent de manquer d’exercice, de s’ennuyer, de manquer de contacts avec leurs congénères.

  • Espace : le cheval doit pouvoir se dépenser quotidiennement dans un espace aéré autre que son box.
  • Alimentation : le temps d’alimentation est réduit en box, veiller à un apport suffisant en foin, idéalement réparti en plusieurs fois et fractionnement des rations pour éviter la surcharge de l’estomac et la malabsorption des nutriments.
  • Clarté et aération : pour éviter le développement de pathologies respiratoires il est essentiel que les box soient aérés. La luminosité est également importante pour le moral des chevaux mais aussi pour la stabilité hormonale : les rythmes saisonniers seront alors respectés.
  • Propreté : les chevaux aiment souvent arranger leur lieu de vie en gardant un endroit propre pour se coucher et manger et un endroit où ils enfouissent leurs crottins. En revanche, l’urine se répand sous la litière. Pour éviter le développement de bactéries, le changement complet de litière et la désinfection est recommandée de façon régulière.
  • Enrichissement de l’environnement : Les chevaux ont besoin d’être en contact, au minimum visuel, avec leurs congénères. Ils aiment également avoir un œil sur les activités des écuries.
  • Nuisibles : attention à ce que les fourrages et les abreuvoirs ne soient pas souillés par l’urine et les déjections de nuisibles, vecteurs de maladies graves. 

L’hébergement et l’environnement du cheval sont les éléments les plus importants à prendre en compte pour déterminer le bien-être.

À bientôt pour un nouvel article ! D’ici là, passez un bel été.

Camille


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