Le nattage à la française


Traditionnellement, les chevaux du Cadre noir sont nattés à la française lors des représentations et des galas. Ce sont les soigneurs qui s’occupent de cette étape phare de la préparation des chevaux.

La fréquence de l’entretien

En moyenne, les crins sont coupés tous les deux mois. Cette fréquence est adaptée selon la pousse et le type de crins du cheval. Ils sont coupés au peigne pour les crinières les plus épaisses. Quand les crins sont plus fins et fragiles, ils seront coupés aux ciseaux pour préserver leur épaisseur. 

Le nettoyage

La crinière est démêlée la veille puis mouillée et nattée le jour de la représentation.  Au quotidien, les crinières des chevaux du Cadre noir font l’objet d’une attention particulière : elles sont démêlées et brossés tous les jours. Un shampoing est fait une fois par semaine environ pour nettoyer en profondeur l’ensemble des crins. La longueur de la crinière est maintenue à une largueur de main, soit une quinzaine de centimètres pour pouvoir effecteur le nattage. 

L’apprentissage

Le nattage à la française est appris par le soigneur le plus expérimenté qui formera les novices dans la pratique. C’est la répétition des gestes qui permettra un nattage parfait. Il faut compter trois mois en moyenne pour apprendre ce jeu de main technique. Dans le nattage à la française, on associe les brins de crins avec un ruban. Le ruban est en tissu, blanc pour les sauteurs et amarante pour les chevaux de manège. D’une largeur de 7.5 cm, il est en forme de T de 3.5 par 2m. La queue, quant à elle, n’est pas nattée avec un ruban, elle est tressée et repliée sur elle-même pour les sauteurs. 

Le temps de préparation

Il faut prévoir entre 15 et 30 minutes pour natter la crinière d’un cheval selon la rapidité du soigneur, la crinière et l’attitude du cheval pendant le soin. Au quotidien, un soigneur gère un piquet de 6 à 8 chevaux. En période de représentation, chaque soigneur s’occupe de préparer 3 chevaux car la préparation complète d’un cheval pour le gala dure environ une heure.

Crédit : Alain Laurioux

Laisser un commentaire