La gestion d’un effectif de chevaux de sport
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La gestion d’un effectif de chevaux de sport

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Geneviève Megret, propriétaire de l’élevage GEM, nous explique comment elle gère son effectif de chevaux de haut niveau, provenant de son élevage mais également ceux qu’elle achète.

Vendez-vous vos chevaux d’élevage ? Pourquoi certains, et pas d’autres ?

En règle générale, on garde préférentiellement les femelles qui ont de belles souches pour pérenniser l’élevage. Nous les regardons, en tous les cas pour l’instant, grandir un peu pour mieux les juger.

Produire et pouvoir distribuer de bons étalons est évidemment un objectif. 

Bien sûr, on ne peut pas garder tous les chevaux, certains sont vendus avec toujours le souci de satisfaire les clients. C’est important d’offrir des chevaux de qualité qui correspondent aux aspirations des clients.

Les poulains issus de croisement de grands champions grandissent en Normandie
Vous avez votre propre élevage – GEM – continuez-vous quand même d’acheter des chevaux ? Pour quelle(s) raison(s) ?

Oui, il ne faut pas se fermer la porte. L’occasion fait le larron !! Il peut s’agir de poulains ou de pouliches que nous sélectionnons pour leurs origines : certaines femelles avec de belles souches maternelles, et certains mâles qui pourraient devenir de bons étalons de par leur génétique et leurs aptitudes.

Nous pouvons également faire l’acquisition de chevaux qui sont déjà dans le sport et très prometteurs, pour épauler les chevaux de tête actuels pour l’avenir.

Vous arrive t-il d’acheter puis de revendre des chevaux ?

Oui, bien sûr. Certains chevaux sont achetés dans un but commercial. L’idée est d’acheter des chevaux de bon potentiel à des tarifs raisonnables et de les valoriser pour les revendre ensuite. Il peut s’agir de chevaux de potentiels variables mais qui ont un profil très commercial.

Gardez-vous seulement ceux qui peuvent prétendre au haut niveau ou même ceux pour les 1* ou 2* ?

L’idée est plutôt de garder les chevaux qui sont compétitifs à terme au-dessus d’1,40m mais si une bonne opportunité se présente, rien n’est exclu.

L’important est de satisfaire les clients en leur offrant des chevaux bien préparés et qui correspondent à leurs attentes.

Gardez-vous toutes les juments afin de les mettre à la reproduction ?

Ce n’est pas possible !! Nous essayons de garder des pouliches issues de nos bonnes juments pour conserver la souche. Si celles-ci nous donnent plusieurs pouliches, certaines seront vendues.

Quelques juments célèbres du Haras de Clarbec telles que : Dame Blanche, Nice Stephanie, Nayana…

Peut-on un jour regretter d’avoir acheté un cheval en particulier ?

Les regrets ne servent à rien ! Il faut essayer dans la mesure du possible de bien réfléchir avant de se lancer mais qui peut dire « je ne me suis jamais trompé » ?? Il est certain que plus les chevaux sont expérimentés au moment de l’achat moins le risque de se tromper est grand. C’est le jeu et il faut l’accepter.

Geneviève Mégret
Geneviève Mégret
Haras de Clarbec