La cabriole


Sauts d’écoles, des années de pratique

Les écuyers du Cadre noir de Saumur perpétuent la pratique des airs relevés et sauts d’école. Trois à cinq années d’un dressage spécifique sont nécessaire avant de pouvoir exécuter les sauts d’école. Trois d’entre eux sont aujourd’hui encore présentés à Saumur : la Courbette, la Croupade et la Cabriole.

La cabriole, le saut le plus difficile et spectaculaire

La cabriole est l’expression la plus spectaculaire de ces sauts. C’est l’air le plus haut et le plus parfait, mais aussi le plus difficile. Tous les chevaux ne sont pas capables de le donner. La cabriole nécessite une très grande énergie et une rapidité d’exécution que seuls possèdent les chevaux alliant vigueur et tempérament.

L’apprentissage de la cabriole

On peut aborder la cabriole de deux manières : soit directement à partir de la courbette, soit à partir du terre-à-terre, sorte de galop à temps deux, dans lequel on caracolait dans les carrousels autrefois. C’est selon cette deuxième méthode que la cabriole se pratique à Saumur, bien qu’il soit nécessaire que le cheval sache également déjà exécuter la courbette (sorte de cabré stylisé) et la croupade (sorte de ruade)

Dans le terre-à-terre, le cheval passe alternativement des postérieurs sur les antérieurs, à la manière d’un cheval à bascule, les membres restant alignés par paire. On peut considérer le terre-à-terre comme une allure à part entière.

Lorsque le terre-à-terre est bien assimilé par le cheval, la cabriole peut être abordée. L’apprentissage se fait par l’alternance de terre-à-terre/courbette et de terre-à-terre/croupade. Lorsque l’écuyer sent que le cheval est prêt et serein, toujours dans le calme, il demande la courbette au moment où les antérieurs touchent le sol puis la croupade dès que le cheval bondit. Dans ce saut, le cheval imite le saut du cabris, d’où son nom de cabriole.

Crédit photo : Alain Laurioux

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