Dans les coulisses d’un gala du Cadre noir : de la préparation à l’événement


Chaque année au mois d’octobre, le Cadre noir présente dans son Grand Manège à Saumur, un rendez-vous très attendu du public : le gala les « Musicales du Cadre noir ».

Concept né au début des années 2000 avec la volonté de sublimer le travail des chevaux et des écuyers par l’accompagnement de la musique vivante, les Musicales accueillent chaque année un ensemble orchestral à géométrie et style variables. Ainsi, en 20 ans, le Cadre noir s’est entouré d’ensembles musicaux pouvant jouer du Baroque, du Jazz ou encore des musiques contemporaines et des musiques de films. La mise en valeur de l’art équestre et de la musique nécessite une recherche et un montage particulier pour permettre une véritable harmonie de l’ensemble. Entrez dans les secrets de fabrication des Musicales du Cadre noir pour découvrir comment se monte un tel événement !

Crédit photo : Alain Laurioux

Les coulisses du gala : la préparation

A peine une édition terminée (fin octobre /mi-novembre), il faut déjà se projeter dans l’édition qui aura lieu l’année suivante. La raison essentielle est que la commercialisation d’une saison s’amorce dès la fin de la saison précédente. Il est donc primordial de connaitre les dates et le contenu de cette programmation afin d’éditer les différents supports de communication et d’assurer leur diffusion. Pour les musicales, la présence d’un orchestre différent chaque année nécessite donc de définir très en amont quel sera cet orchestre mais aussi le thème musical choisi. Une fois les contacts pris et le contrat négocié avec l’orchestre, s’entame alors une année de préparation qui s’intensifiera dans les trois mois précédents l’événement.

Dès le mois de février, une réunion de travail est programmée chaque mois entre le chef d’orchestre, Laurence Sautet, l’écuyer en charge de la coordination des galas, et Alain Laurioux, le régisseur artistique du Cadre noir. L’objectif est d’affiner la programmation musicale pour l’ajuster au mieux aux différents tableaux du Cadre noir : il faut non seulement choisir les musiques en fonction du rythme des allures des chevaux sur chacun des tableaux, mais aussi parfois adapter la durée des morceaux. C’est ainsi un véritable travail d’orfèvre qui va s’effectuer pendant plusieurs mois afin de créer une belle alchimie entre la musique et le travail des chevaux et des écuyers.

Crédit photo : Alain Laurioux

Dès le printemps, la communication s’intensifie avec la création du visuel de l’événement et la déclination de celui-ci sur les différents supports de communication (affiches, flyers, encarts publicitaires, etc…) De juillet à septembre, cette communication s’accélère avec l’envoi du dossier de presse et des communiqués, la réponse aux sollicitations des journalistes et la mise en place de campagnes radio et web.

Les coulisses du gala : l’évènement

La semaine précédant le gala, le décor est installé dans le Grand Manège, mais c’est véritablement la dernière semaine qui est un réel marathon. L’orchestre arrive le week-end précédent le premier gala. Un premier briefing a lieu dès le lundi matin et réunit tous les participants : les écuyers, les soigneurs, les musiciens, les régisseurs de piste et artistiques (son et lumière), les voix off. Différents tableaux sont également répétés dans le Grand Manège.

Crédit photo : Alain Laurioux

Une répétition générale a lieu le mercredi matin, dans les conditions exactes du gala : lumière, timing, musiques, voix off, etc…. Cette répétition est suivie d’un débriefing vidéo afin de permettre quelques réglages. Ces derniers sont réajustés si nécessaire en répétant à nouveau quelques tableaux la veille du premier gala qui a lieu le vendredi soir.

Le jour du premier gala, le vendredi, un premier briefing réunit les écuyers. Un deuxième, les soigneurs et les régisseurs de pistes, et enfin un troisième avec l’équipe de pilotage composée de Laurence Sautet, Alain Laurioux, le chef d’orchestre et les voix off.

A partir de 17h, les soigneurs commencent à préparer les chevaux (le nattage et le harnachement à la française nécessitant 1 heure de préparation par cheval). A 20h30, les écuyers des premiers tableaux commencent à détendre leurs chevaux.

A 21h : la musique démarre, le premier cheval entre en piste…. Et la magie opère !

Crédit photo : Alain Laurioux


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